"Jeffrey, sex or not sex" ou une réflexion sur la vie, le SIDA et vivre avec par François
Film sympa et intéressant avec une bonne réflexion sur la vie, le SIDA et vivre avec. Avec en plus le beau... Machael T. WEISS !!!!
L'histoire : Dans les années 90s, le SIDA est à son taux le plus mortel dans les pays occidentaux et touche plus particulièrement la communauté homosexuelle. On sait s'en protéger mais pas le soigner. Jeffrey (Steven WEBER) est homosexuel, vit à New York, est serveur en attendant que sa carrière d'acteur prenne sont essor. Il possède deux amis proches : Darius, danseur dans "Cats" et Sterling, décorateur d'intérieur, qui sont en couple. Darius est séropositif.
Après beaucoup de déconvenues sexuelles et à cause du SIDA, il prend une grande résolution : plus de sexe. C'est alors qu'il rencontre Steve (Michael T. WEISS) pour qui il craque. Celui-ci lui avoue sa séropositivité. S'en suit une fuite, un désespoir jusqu'au décès de Darius qui l'amènera à avoir une autre vision de la vie.
Ce film est avant tout une comédie mais pas si anodine qu'on le pense de prime abord. Le thème du SIDA n'est pas toujours évident à aborder mais dans ce chef d'œuvre de Christopher ASHLEY, c'est un délice. Adaptation d'une pièce de théâtre, elle a su garder une certaine légèreté tout en transmettant un message assez profond.
J'aimerais vous retranscrire les répliques les plus touchantes de ce film :
(À la mort de Darius)
Sterling : Tu sais, un jour, Darius a dit que tu étais l'homme le plus triste qu'il ait connu.
Jeffrey : Pourquoi il a dit ça ?
S : Parce qu'il avait le SIDA, parce qu'il se savait condamné. Ca ne l'empêchait pas d'être cent fois plus enjoué que toi !
J : Mais tu l'aimais et regarde ce qui t'arrive. Et tu voudrais que je traverse cet enfer avec Steve ?
S : Oui.
(Darius apparaît dans un couloir de lumière, représentation du moment entre ce monde et l'au-delà)
[...]
Darius : Je suis mort et bien mort. Toi non !
Jeffrey : Oui ça, je le sais !
D : Ah oui, alors prouve-le !
J : Et comment ? Je ne comprends pas !
D : Sors, va danser [va voir une pièce, éclate-toi, bouge tes fesses, prends ton pied]. C'est le SIDA qu'il faut rejeter pas la vie.
J : Je n'y arrive pas !
D : Considère le SIDA comme un intrus, un hôte indésirable, un être honni de tous mais il y a une chose que tu dois garder à l'esprit.
J : Qu'est-ce ?
D : Hé ! C'est nous qui menons le bal !
Voilà ! Ce message qu'il faut bien comprendre est que, malgré la maladie, malgré le décès de personnes proches, la vie ne s'arrête pas, il faut aller de l'avant, il faut savoir aimer... mais pas n'importe comment. Darius et Sterling s'aimaient. Darius avait le SIDA et Sterling ne l'a jamais contracté car ils se protégeaient. Comme quoi, on peut aimer un séropositif sans pour autant se condamner soi-même. Les séropositifs ont aussi le droit à l'amour et ne sont pas dors et déjà morts. Ils ont le droit de vivre le reste de leur vie avec autant de joie que les autres.
La vie est une affaire de choix. À chacun de faire les siens. Faites le choix de l'amour mais ne soyez pas stupides, faites le choix de la vie aussi !
François